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Union des Cercles Généalogiques d'Entreprises |
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VISITE : La cathédrale Saint-Pierre de Beauvais
21 avril 2006
Dans le cadre des visites organisées par l'UCGE, Visite de la cathédrale prévue pour être la plus haute et la plus grande du royaume de France, et même au-delà, et dont la construction ne dépassa jamais le choeur, qui ne parvint même pas à conserver sa flèche, que les bâtisseurs de l'époque virent trop ambitieuse pour leurs moyens et connaissance. Le palais épiscopal, livre ouvert de l'histoire de Beauvais depuis les gaulois, doit à cela d'être toujours debout. Par Régis LigonnetQuelle belle journée printanière que ce vendredi 21 avril 2006, temps idéal pour effectuer la visite de l'un des deux seuls monuments français de l'époque carolingienne. En effet, sur l'initiative de Mireille Pailleux, Présidente de l'Union des Cercles Généalogiques d'Entreprises, nous sommes conviés à la découverte du département de l'Oise (60) à travers son patrimoine architectural et principalement un des hauts lieux de la région, la cathédrale Saint-Pierre qui fut construite pour être la plus grande du royaume de France, voire même au-delà. Nous sommes à Beauvais, ville d'origine gallo romaine, située au carrefour de deux axes importants de la partie nord du pays, Est-Ouest Reims-Rouen et Nord-Sud Amiens-Paris. Beauvais (Bellouacorum pour les romains) tire son nom des Bellovaques, peuple gaulois de la Gaule Belgique installé dans l'actuel département de l'Oise. Au Xe siècle, la présence religieuse devient nécessaire pour étendre la religion catholique. Les évêques s'installent dans les grandes villes, dans des palais épiscopaux. Commence alors la construction d'édifices religieux de plus en plus grand. Plusieurs siècles seront nécessaires (X, XIII et XVIe siècle) pour construire et reconstruire la cathédrale de Beauvais qui reste un chef d'œuvre inachevé mais tout de même magnifique de beauté, de grandeur, superbe représentation de l'Art Gothique. Nous sommes tous là au rendez-vous face à la porte principale de l'édifice, qui se trouve sur le versant sud et, par laquelle on entre dans la cathédrale. Mais avant de pénétrer à l'intérieur, notre guide nous propose de commencer la visite en faisant le tour complet de l'édifice, empruntant le passage à l'Ouest situé entre le cloître et la Basse Œuvre (en opposition à la Haute Œuvre), fondations de l'église d'origine de style Roman créée au Xe siècle et qui fut ravagée par un incendie en 1225. De cette église ne subsiste qu'une petite partie sur laquelle est adossée la cathédrale formant la nef achevée à la fin de sa construction. Cette Basse Oeuvre était en fait le chœur de la première église. Mais en 1247, plutôt que de la reconstruire sur cette même base, l'évêque-comte Milon de Nanteuil choisit de la faire démolir au fur et à mesure de la construction d'un nouvel édifice. Il souhaitait rebâtir cette église mais surtout voulait qu'elle soit beaucoup plus grande que les autres. L'évêque est un personnage très puissant et très riche nommé par le roi. C'est une période ou l'église catholique souhaite montrer sa suprématie dans les différentes provinces du royaume de France. Alors on commence à construire ici ou là de très grandes églises que l'on va bientôt appeler des cathédrales. Mais revenons à la Basse Œuvre de style Roman. Les Beauvaisiens la nomment Notre Dame de la Basse Oeuvre. On distingue très bien la présence à l'origine de deux niveaux au-dessus desquels on aperçoit autour de la fenêtre en arc de cercle, trois personnages symbolisant la roue de la fortune. Au-dessus de cette fenêtre trône une grande croix symbole du lieu sacré. Le Palais épiscopal lui fait face. Il est construit dans le quart Nord-Est ainsi que la cour d'assises sur le côté de l'aile Ouest. Cette cour fut jusqu'en 1973 le Palais de Justice, devenu depuis le musée de Beauvais. Au XIe siècle, Simon Clermont de Nesles instaure une taxe sur les moulins dont il est propriétaire, provoquant la révolte des picards (Laon - Beauvais). Venant à bout de cette révolte, le roi Philippe le Bel lui remet 8000 livres qui vont permettre à l'évêque de construire les tours du palais épiscopal encore visibles aujourd'hui. Beauvais est au XIe siècle la 4ème ville de France ou passent de nombreux cours d'eau. On y travaille la draperie, les peaux. La ville possède vingt-six églises, ce qui fera dire que c'est une ville sonnante, puante et trébuchante. Nous continuons et arrivons devant la porte nord beaucoup moins belle que la porte sud, départ de la Haute Œuvre d'Art Gothique. Paradoxalement, cette porte est d'époque Renaissance. Elle aurait été financée par le roi François 1er. On y distingue très nettement un arbre généalogique. A gauche de cette porte se trouve, à l'intérieur de la cathédrale, la fameuse horloge astronomique qui nous rappelle que l'activité horlogère était très importante à Beauvais au XIXe siècle ainsi que l'existence du méridien de Beauvais. Avant de contourner l'extérieur du chœur et de pénétrer dans l'édifice, nous nous arrêtons devant cette maison du XVe siècle, plus ancienne maison de Beauvais déplacée et reconstruite ici pierre par pierre. De retour sur la façade sud, le guide nous rappelle que la porte sud est dédiée à Saint Pierre et Saint Paul. Elle est du plus pur gothique. Ces très belles doubles portes ont pu être sauvées de la destruction à l'époque révolutionnaire car on avait pris La température y est glaciale, malgré la chaleur régnant à l'extérieur. La construction de la cathédrale (ou Haute oeuvre) débute en 1247. Elle est constituée principalement de pierres calcaires extraites dans la région. Mais il faut qu'elle soit la plus grande possible car d'autres existent déjà : Noyon (23m) - Senlis (~30 m) - Soisson (38m) - St Quentin (~40m) - Amiens (42,5m) - Cologne (47m). La cathédrale de Beauvais fera donc 48 m. Hélas en 1284, les voûtes du chœur s'effondrent provoquant des dégâts considérables. Heureusement, la base n'est pas touchée. La reconstruction est décidée amputant le budget pour la suite de la construction. Les arcades sont dédoublées afin de renforcer le soutien de l'ensemble. Les colonnes détruites sont remplacées par des pilasses plus massives. La construction du chœur est achevée en 1347, mais la guerre de Cent Ans va stopper la poursuite de la construction. C'est durant cette période que l'évêque Pierre Cauchon (Reims 1371 - Rouen 12/1442), connu pour avoir été l'ordonnateur du procès de Jeanne d'Arc à Rouen, devient évêque de Beauvais... A suivre sur le bulletin du CGHCL et de la SNECMA... |