Union des Cercles Généalogiques d'Entreprises
 

 
 
 
 
VISITE : salons de l'Hôtel de Ville de Paris
lundi 26 avril 2004
 
Dans le cadre des visites organisées par l'UCGE, Quelle belle journée que ce lundi 26 avril 2004. Une quarantaine de personnes a répondu présent à l’invitation de la visite des salons de l'Hôtel-de-Ville de Paris (par Régis Ligonnet)


 
Le départ de la visite des salons se fait au 1er étage. Arrivés sur le palier, nous découvrons une magnifique pendule sur pied qui fait face à l’entrée de la Salle des Fêtes.
Nous entrons dans cette superbe salle de 50 m. sur 12 m. De magnifiques lustres en cristal de Baccarat sont suspendus au plafond. Il en existe une centaine dans tout le bâtiment dont la moitié, identiques à ceux que nous admirons, pèsent chacun 250 kg.
Historique : L’Hôtel de Ville actuel n’est pas celui d’origine. Il a été construit sur l’emplacement même où se trouvait la « Maison aux Piliers » acquise en 1357 sur la place de grève (ancien nom de la Place de l’Hôtel de Ville) par le prévôt des marchands Etienne Marcel, pour servir de siège à la municipalité parisienne, et dont la statue équestre trône face à la Seine. En 1533, la maison aux piliers est transformé en hôtel de ville. Commencé sous François 1er, il sera achevé en 1623 sous le règne de Louis XIII.
Le Comte de Rambuteau, préfet de la Seine envisage de le transformer… Les travaux ne seront achevés qu’en 1865 sous l’impulsion du Baron Haussmann, préfet du Second Empire. Décoré entre autres par Ingres et Delacroix, l’Hôtel de Ville devient l’un des plus beau palais de Paris. Hélas, c’est sans compter sur la rage du peuple dans les périodes difficiles de notre histoire…
Mai 1871 Les palais de la légion d’Honneur, les Tuileries, la cour des comptes, et l’Hôtel de ville de Paris sont incendiés… Août 1871, le Conseil municipal décide sa reconstruction.
Reprenons la visite : On aperçoit en levant les yeux que cette salle est surmontée de balcons autour desquels on trouve représentées toutes les régions de France, dont la Normandie, la Bourgogne, la Bretagne, mais également les territoires français d’Outre mer comme la Guyane française, chacune symbolisée par une femme avec des attributs rappelant sa région. Seize peintures au total rappellent les régions françaises.
Les plafonds sont également magnifiques avec une œuvre du peintre Benjamin Constant « La République en fête » où les trois devises de la République « Liberté Egalité Fraternité » y sont rappelées.
Puis nous pénétrons dans la Salle à Manger. Les peintures murales sont de circonstance puisqu’elles rendent hommages à l’agriculture et aux banquets, notamment avec une œuvre de Georges Bertrand sur les vendanges et les moissons.
Continuant notre visite, nous arrivons dans le Salon d’Honneur du maire. Ce salon est une évocation à l’histoire de la conquête des libertés municipales de Paris. Le sceau de la ville de Paris y figure en bonne place. Les différents éléments qui le composent rappellent l’histoire de Paris…
Au fond de la salle, une fresque de 1891, signée Jean-Paul Laurens, représente Louis XVI recevant sur les marches de l’Hôtel de Ville la cocarde du maire de Paris Jean-Sylvain Bailly …
Nous arrivons maintenant dans le Salon des Arcades, immense pièce située face à la cathédrale Notre-Dame de Paris, en surplomb de la statue équestre d’Etienne Marcel.
Cette immense pièce exalte la capitale des Sciences, des Arts et des Lettres. Elle est divisée en trois parties séparées chacune par deux énormes piliers d’un mètre de côté environ.
A chaque extrémité se trouve une grande cheminée de marbre blanc. Les parquets, comme dans l’ensemble de ces salons, sont constitués de lames de bois de cinq essences différentes magnifiquement entrecroisées.
La première partie de ce salon rend hommage aux Sciences. Les fresques de peintres tel Tattegrain et Besnard représentent l’arrivée de moyens modernes comme l’électricité et le téléphone. Les portraits en médaillon de scientifiques figurent tout autour de cette première pièce : Ampère – Arago – Lavoisier – Cuvier.
La seconde partie est consacrée aux Arts avec des peintres, musiciens, sculpteurs tels : Poussin – Rameau – Delorme – Puget.
Quant à la troisième partie, elle rend hommage aux Lettres et donc aux grands écrivains tels : Hugo – Descartes – Michelet – Molière.
D’autres peintures commémorent certains lieux de la région parisienne... A l’opposé de ce salon, nous découvrons un couloir qui mène au grand escalier. D’un côté nous découvrons l’hommage rendu aux grandes villes de France à travers 36 blasons, et de l’autre des vitraux représentant les vieux métiers de Paris, où l’on retrouve les tailleurs de pierres, les tourneurs, les ferronniers et d’autres métiers disparus.
Nous arrivons enfin dans le Salon d’Entrée situé au sommet de l’Escalier d’Honneur par lequel sont invités les différents chefs d’état à pénétrer dans les salons de réception de l’Hôtel de Ville.
Cet escalier de marbre recouvert d’un tapis rouge est le plus grand de Paris. Les murs sont recouverts de figures en marbre de différentes origines. Faisant face à cet escalier, le mur du Salon d’Entrée est couvert d’une œuvre du symboliste Puvis de Chavannes, pionnier de l’art moderne, intitulée l’Hiver.
Enfin, nous nous retrouvons sur le lieu de départ de la visite devant cette horloge magnifique qui a été offert à la mairie de Paris par son inventeur. Elle avait été construite pour l’exposition universelle et sa grande taille empêchait de l’installer dans une simple maison. Avant de clore cette visite, il faut tout de même rappeler que les façades de l’Hôtel de Ville sont ornées des statues de 108 personnalités toutes nées à Paris à l’exception du Boccador qui porte les traits de l’architecte Ballu.
Note : l’article entier figure dans le bulletin du CGHCL et celui de la SNECMA.

Dernière mise à jour de cette page : 07 aout 2004